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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 12:55
LE BOIS DE THOUARS, SENTINELLE ECOLOGIQUE

Historique Retour sur le passé

Le bois diocésain de 100 hectares est devenu le bois de Thouars en 1957 acheté 100 MF par la mairie de Talence avec l’argent des contribuables. Il appartient aux Talençais. Après les constructions des quartiers de Thouars et Compostelle, et après les constructions du stade et des équipements sportifs, au POS, il ne faisait plus que 65 hectares. Le PLU de 2006 a été très agressif. Le bois a été réduit à 52,5 hectares et ses EBC de 32 hectares ont été réduits à 27 hectares.

Vous lirez ci-dessous un article qui vous montrera qu’il y a une trentaine d’années déjà, des citoyens et leurs associations se sont battus pour protéger le bois avec succès. Ne les décevons pas et souhaitons que nos édiles actuels imitent leurs prédécesseurs en écoutant leurs administrés.

Le bois de Thouars, cible de tous les urbanistes

Bien que commencée en 1975, ce n'est qu'en novembre 1979 que les actions de protection du bois de Thouars prennent de l'ampleur avec le lancement d'une pétition de 1000 signatures et la diffusion d'un dépliant d'information aux habitants du quartier.

Quelques mois auparavant, j'avais été nommé coordinateur des 7 associations du Comité de Défense du Bois de Thouars: SEPANSO, Société de Protection des Paysages et de l'Esthétique en France, Cercle Naturaliste des Etudiants bordelais, CSCV, Association pour le développement des espaces verts de la C.U.B. et de la Gironde, Union Aquitaine Nature et mon club Centre d'Initiation et d'Etude du Milieu naturel (dont le siège était au Centre Social de Thouars). Plusieurs de ces associations ont disparu depuis.

Notre triple objectif, atteint en 4 ans d'actions permanentes, diversifiées et réactives, était :

- de s'opposer à tous les projets d'aménagements qui portaient alors atteintes au bois de Thouars (notamment une zone classée dans le POS comme urbanisable),

- de proposer une gestion douce par zones avec des rotations espacées dans le temps (réalisation d'un cahier des charges),

- de sensibiliser durablement la population à la qualité de cet espace vert exceptionnel (conférence, film, exposition, balade, dépliant et brochure).

Le 3 janvier 1980, notre délégation est reçue par l'adjoint au délégué à l'environnement et le 3 mars par un responsable de la DDA. En février 1980, je rédige un long article de 12 pages dans Sud-Ouest-Nature sous le titre "Thouars: le bois va-t-il disparaitre?" (et encore un autre de 2 pages en septembre 1980). Le 18 mars, j'interviens dans les actualités télévisées de FR3-Aquitaine (avec M. DESCHAMPS, maire de Talence comme opposant). Il s'ensuit une écoute plus attentive d'un haut responsable de la municipalité de Talence (2 avril), de la DDE et de la DDA (16 avril). Le 16 avril, un débat radiophonique se déroule sur France-bleu-Gironde entre le comité de défense (avec notamment la présence du conservateur du jardin botanique de Bordeaux de l'époque) et le comité de quartier de Thouars (émanation et contrôle de la municipalité talençaise à l'époque).

Le 10 mai 1980, nous organisons un pique-nique géant de protestation au bord de la mare de Thouars. Bilan satisfaisant : 200 personnes présentes et grande audience médiatique dans les jours suivants. Malgré cela, l'entretien du 27 mai avec le responsable des espaces verts de Talence s'avère stérile. Heureusement, grâce à notre organisation, un article de Sud-Ouest va susciter une vaste campagne de lettres d'encouragements envoyés à Sud-ouest et que ce journal publiera pendant plusieurs jours dans le Courrier des lecteurs de ce journal.

Le 15 juin 1980, nouveau rassemblement de la population dans le bois de Thouars. Les 23 avril, 8 mai, 13 juin et 14 octobre, les enfants (école primaire et centre social entre autres) et les étudiants de l'Université (sous la direction de leur professeure) sont sensibilisés grâce à un film super 8 tourné dans le bois et montrant sa flore et sa faune. A cela s'ajoutent des expositions les 18 novembre, 16 décembre, 9 juin et 21 juin (relayées par le correspondant local de Sud-Ouest).

Suite à de nouveaux défrichements, l'action du Comité de Défense du bois de Thouars s'intensifie grandement au début de l'année 1981. Le 3 janvier 1981, un conte de Noël de 12 pages que j'ai coécrit avec mon ami Roland GRASS est distribué en 1000 exemplaires dans le quartier de Thouars: ce conte d'une grande sensibilité décrit ce que deviendra le bois de Thouars si les Talençais ne réagissent pas aux agressions qu'il subit (un seul arbre survivant de justesse à la destruction!). Le 20 janvier 1981, une deuxième émission TV au niveau national et à une heure de grande écoute sur Antenne 2 (présentée par Noël MAMÈRE, journaliste à l'époque et pas encore élu de Bègles). Le 25 janvier, encore un nouveau rassemblement des habitants sur le site et le 26 janvier CONFÉRENCE DE PRESSE au Club de la Presse de Bordeaux (suivie par plusieurs médias). Le 11 février, un courrier est adressé au Conseil de l'Europe et au Président de la République. Face à cette pression médiatique, politique et populaire, le 17 février 1981, la municipalité de Talence daigne écouter nos propositions formulées par le GEP et la SEPANSO : nous lui présentons notre cahier des charges très complet d'une dizaine de pages. Le 17 septembre 1981, le député de Talence nous reçoit et semble à l'écoute de nos recommandations. Le premier semestre 1982 voit la réalisation de plusieurs émissions sur les radios-libres. Le 3 août 1982, dernière émission sur FR3 et le 4 janvier 1983 dernière émission sur Aquitaine radio.

Au cours de l'entretien du 11 mai 1984, M. CASTAGNERA adhère enfin totalement à nos propositions.

Martial THEVIOT

Président de Jardin-et-ecotourisme, à Mérignac

Site WEB : www.jardin-et-ecotourisme.fr

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Published by TALENCE JOURNAL DAZIBAO
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Morceaux choisis

Le Collectif Citoyen Talençais

Le Collectif Citoyen Talençais et les Municipales de Mars 2014 -  confer le Dazibao n° 20

Quinze ans d’engagements, de combats de citoyens qui ont voulu « se mêler de ce qui les regarde », c’est-à-dire de la vie de leur commune, et ceci au-delà des échéances électorales.

Des citoyens organisés en associations, pour s’opposer à des projets néfastes pour la commune, comme la destruction du patrimoine architectural et végétal communal (école Joliot-Curie, maison Labro, parc Sourreilh, bois Lafitte, prairie Bel Air ...), pour demander une vraie politique en matière de déplacements doux (pont St Marie, vélos...), contre la malbouffe et les passe-droit (Mac Do), pour sauvegarder l’école maternelle Picasso, pour exiger une offre de logements variée et arrêter la densification galopante via des projets immobiliers profitant d’abord aux promoteurs.

En 2002 ils ont créé des Conseils de quartier, un réseau inter associatif d’information et d’échange la CoorCiTal, et un journal citoyen, Dazibao.

Ce combat et cet engagement associatif, ont abouti à la création du Collectif Citoyen Talençais avant les élections municipales de 2008. Nous avons proposé notre plate forme et nos idées en matière de services publics de proximité, de déplacement, de logement, d’équipement collectif, de démocratie participative associant l’expertise et le diagnostic des citoyens au pouvoir représentatif...

Notre conseillère municipale, Petra Rosay, a porté ces idées au sein de l’opposition de gauche pendant ces six dernières années.

Aujourd’hui, face à la liste de droite dirigée par A. Cazabonne, la gauche n’a pas réalisé l’unité. Le CCT, refusant d’ajouter à la confusion, tient cependant, à travers ce journal, à contribuer à la nécessaire alternance.

Pour les élections de 2014, il va de soi que nous souhaitons toujours la sortie des sortants : qu’ils partent avec leurs amis promoteurs, leur clientélisme, leurs consultations bidons… 30 ans ça suffit! Il faut une alternance à Talence, le renouvellement infini des mandats facilite la corruption et la professionnalisation de la politique, tout le contraire de ce que nous revendiquons.

Le collectif citoyen remet en débat ses propositions pour Talence. Il continuera à jouer son rôle en défendant ses propositions quels que soient les vainqueurs de l’élection par l’information, l’éducation, la mobilisation. Il sera avec les Talençais qui veulent développer le bien être collectif.

30 ans ça suffit !  Profession, homme politique. Trente ans de pouvoir, dans la même majorité municipale de droite, sans partage, sans alternance, depuis 1983. Trois mandats de Maire, 1995-2001, 2001-2008, 2008-2014, c’est aussi cela le cumul des mandats, le cumul dans le temps.

Six ans, le mandat électif le plus long de nos institutions républicaines avec celui des sénateurs, une éternité lorsqu’on le triple.

Le pouvoir très étendu d’un Maire, « un roi en son royaume » déterminant pour notre vie locale, notre quotidien, notre environnement.

Le pouvoir d’un patron de majorité, qui vous assure 80% des sièges au conseil municipal si peu que vous ayez une majorité dans les urnes, qui vous permet de gouverner pratiquement sans contrepouvoir.

On peut rêver mieux pour une démocratie moderne surtout lorsqu’elle est locale.

« Une ville c’est un laboratoire de la démocratie et du vivre ensemble » dit notre bon Maire, oui mais sans changer le patron, juste en faisant tourner les citoyens dans leurs tourniquets !

Durer.

Durer en politique c’est un objectif qui  finit par devenir une obsession, une maladie qui vide de son sens la démocratie, qui se nourrit de clientélisme, de copinage et de réseaux. Chez nous à Talence c’est M. Chamakh, footballeur et bâtisseur, ce sont les 600 000 Euros de subvention municipale pour l’Ecole des sports motorisés, les permis de construire à gogo pour quelques promoteurs immobiliers qui ont rempli notre commune d’immeubles de 5 étages et demi et de résidences hôtelières...

Durer en politique c’est aussi finir par ultra personnaliser la fonction, imposer ses vues, se complaire dans l’absence de débat contradictoire et démocratique.

Durer en politique, c’est faire  de la commune, son domaine, son territoire, son fief, conçu par vous, selon vos goûts, les administrés devant s’adapter.

Changer.

Changer c’est casser les réseaux constitués au long cours et ça fait un bien fou à la démocratie et aux citoyens.

Faisons un geste pour la démocratie locale, Talence a vraiment besoin d’alternance.

30 ans ya basta !          

Café philo Citoyen Talençais

la 3ème tribune citoyenne de Talence

Vous recevez chaque mois dans votre boîte aux lettres le « CITÉ MAGAZINE » de la Mairie de Talence et vous pouvez y lire en dernière page deux tribunes libres, celle des élus de la gauche talençaise jouxtant celle des élus du groupe majoritaire. Ces derniers, disposant de la version adverse plusieurs jours avant de rédiger la leur, peuvent donc répondre sur la même page sans crainte d’être contredits, assurés d’avoir le dernier mot. Maintenant, vous trouverez sur le blog du « Journal Dazibao », chaque fois que cela sera nécessaire, une « 3ème tribune libre citoyenne » qui remettra les Talençais dans le rôle d'arbitre, comme il se doit en toute bonne démocratie.

Tribune libre citoyenne d'Octobre 2013

Tribune libre du CCT de Mai 2012.

 

 

 

 

La démocratie

" La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement son bulletin dans l'urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis se désintéresser, s'abstenir, se taire pendant cinq ou sept ans. (...)

La démocratie n'est efficace que si elle existe partout en tout temps. Le citoyen est un homme qui ne laisse pas aux autres le soin de décider de son sort commun. Il n'y a pas de démocratie si le peuple n'est pas composé de véritables citoyens, agissant constamment en tant que tels "

Pierre Mendès-France ( la république moderne 1962 )