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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 14:38
URBANISME A TALENCE

Ceci est un message d’alerte et de prise de conscience d’un phénomène qui s’adresse aux habitants.

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Talence est la ville la plus densifiée d’Aquitaine. C’est un fait qui ne peut être contredit. Pourquoi s’étonner alors que surviennent des problèmes de circulation, de stationnement et donc d’environnement qui sont le simple corollaire d’une politique urbanistique à courte vue. Il est clair que la coupe est pleine et continuer à densifier ne peut qu’aggraver une situation déjà précaire. C’est pourtant ce que la municipalité continue de faire sans broncher. Il ne s’agit pas de bloquer les constructions individuelles ou d’ampleur réduite mais de bloquer ces grosses résidences pourvues de dizaines, voire de centaines d’appartements qui poussent comme des champignons dès qu’un espace libre se libère.

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Je reçois souvent des messages de talençais qui soulignent cette situation. Dans le dernier reçu (Voir ci-dessous), je relève 2 observations qui m’ont déterminé à le publier avec l’autorisation de son émetteur :

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- « La politique de densification de l’habitat à Talence est la cause première des embarras de circulation et de stationnement. La municipalité récolte ce qu’elle a semé après avoir favorisé la construction d’immenses blocs résidentiels dans notre quartier. La première mesure à prendre est pour la municipalité de mettre un frein à cette densification galopante qui ne s’accompagne pas d’une politique claire de parkings et de stationnement entre autres ».

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- « Le stationnement payant n’augmente pas la capacité de stationnement mais pénalise les usagers. La municipalité ne peut en aucun cas compter sur cette méthode pour résoudre les embarras de stationnement, dont la cause est ailleurs ».

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De : Marc Spindler
Envoyé : jeudi 26 mai 2016 22 :06
À : stationnement@talence.fr
Cc : talenceencommun@emailasso.net ; Alain Muraine <alainmuraine@wanadoo.fr>
Objet : Stationnement Zone Centre

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A l’attention de Monsieur le Maire de Talence et de Monsieur Emmanuel Sallaberry, en charge du Dossier Stationnement

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Monsieur le Maire,

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Nous accusons réception de votre circulaire datée du vendredi 20 mai 2016 et nous vous savons gré de recueillir les avis des habitants de notre quartier.

Vous lettre ne précise pas le nom de la rue que vous voulez intégrer à la zone payante de stationnement. Toutes les rues du quartier peuvent être concernées. Votre enquête est beaucoup trop générale et ne tient aucun compte des situations particulières de nos rues, et en particulier de la RUE LOUISE.

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Nous sommes opposés au stationnement payant, avec beaucoup d'autres Talençais, comme vous l’avez appris par la voix des plusieurs associations talençaises qui militent pour un mode d’habitation apaisé et convivial.

En ce qui nous concerne nous habitons 27 RUE LOUISE et nous vous soumettons les observations suivantes :

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1. La politique de densification de l’habitat à Talence est la cause première des embarras de circulation et de stationnement. La municipalité récolte ce qu’elle a semé après avoir favorisé la construction d’immenses blocs résidentiels dans notre quartier. La première mesure à prendre est pour la municipalité de mettre un frein à cette densification galopante qui ne s’accompagne pas d’une politique claire de parkings et de stationnement entre autres.

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2. Le stationnement payant n’augmente pas la capacité de stationnement mais pénalise les usagers. La municipalité ne peut en aucun cas compter sur cette méthode pour résoudre les embarras de stationnement, dont la cause est ailleurs.

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3. La rue Louise donne sur la rue Roustaing et très spécifiquement sur le Centre Technique Municipal. Les personnels du CTM utilisent sans difficulté les rues adjacentes pour garer leurs véhicules pour une ou plusieurs journées. Il appartient à la municipalité de veiller au comportement du personnel du CTM et de fournir à ce personnel des places de stationnement dédiées qui n’empiètent pas sur les besoins des résidents permanents. Nous souhaitons que la municipalité règle en priorité le problème du stationnement des véhicules privés du personnel municipal avant de pénaliser les riverains normaux.

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4. La rue Louise donne aussi sur le siège du Secours Populaire Français dont les activités en semaine et en particulier les jours de permanence génèrent un afflux de véhicules qu’il faut bien garer quelque part. Il s’agit d’abord des bénévoles nombreux qui sont attelés à leur mission humanitaire essentielle et de plus en plus nécessaire dans les temps que nous vivons. Il s’agit ensuite des personnes nécessiteuses qui viennent s’approvisionner de toutes les manières. Voulez-vous faire payer ces bénévoles et ces pauvres gens qui représentent un aspect capital de la politique publique de la ville de Talence ? Nous avons été témoins, et témoins scandalisés, un jour de permanence du SPF, de voir des agents municipaux s’occuper à verbaliser les quelques véhicules stationnés provisoirement sur le large trottoir face au SPF. Il est du devoir le plus strict de la municipalité de faciliter l’action du Secours Populaire Français et de ne pas créer d’irritations inutiles aux dépens des plus pauvres de notre société. Que la municipalité s’occupe de résoudre le problème du stationnement autour du SPF. Et nous répétons que le stationnement payant n’est pas la solution à ce problème.

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Nous pourrions ajouter d’autres considérations mais nous laissons à d’autres résidants la parole pour manifester l’opinion réelle des riverains, contrairement à celle de “certains habitants de votre rue” que vous mettez en exergue.

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Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre parfaite considération.

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Signé :

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Professeur Marc Spindler, chercheur associé à l’IEP de Bordeaux

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Madame Antoinette Spindler-Theis, enseignante retraitée

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Ce constat devient une évidence. Est-ce si difficile de le faire comprendre, de le transmettre à nos concitoyens pour que nous puissions trouver ensemble une solution et mettre un terme à cette gabegie ? Alain

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L’information citoyenne, c’est comme une flamme, plus on la partage, plus elle éclaire !

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Published by TALENCE JOURNAL DAZIBAO
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Morceaux choisis

Le Collectif Citoyen Talençais

Le Collectif Citoyen Talençais et les Municipales de Mars 2014 -  confer le Dazibao n° 20

Quinze ans d’engagements, de combats de citoyens qui ont voulu « se mêler de ce qui les regarde », c’est-à-dire de la vie de leur commune, et ceci au-delà des échéances électorales.

Des citoyens organisés en associations, pour s’opposer à des projets néfastes pour la commune, comme la destruction du patrimoine architectural et végétal communal (école Joliot-Curie, maison Labro, parc Sourreilh, bois Lafitte, prairie Bel Air ...), pour demander une vraie politique en matière de déplacements doux (pont St Marie, vélos...), contre la malbouffe et les passe-droit (Mac Do), pour sauvegarder l’école maternelle Picasso, pour exiger une offre de logements variée et arrêter la densification galopante via des projets immobiliers profitant d’abord aux promoteurs.

En 2002 ils ont créé des Conseils de quartier, un réseau inter associatif d’information et d’échange la CoorCiTal, et un journal citoyen, Dazibao.

Ce combat et cet engagement associatif, ont abouti à la création du Collectif Citoyen Talençais avant les élections municipales de 2008. Nous avons proposé notre plate forme et nos idées en matière de services publics de proximité, de déplacement, de logement, d’équipement collectif, de démocratie participative associant l’expertise et le diagnostic des citoyens au pouvoir représentatif...

Notre conseillère municipale, Petra Rosay, a porté ces idées au sein de l’opposition de gauche pendant ces six dernières années.

Aujourd’hui, face à la liste de droite dirigée par A. Cazabonne, la gauche n’a pas réalisé l’unité. Le CCT, refusant d’ajouter à la confusion, tient cependant, à travers ce journal, à contribuer à la nécessaire alternance.

Pour les élections de 2014, il va de soi que nous souhaitons toujours la sortie des sortants : qu’ils partent avec leurs amis promoteurs, leur clientélisme, leurs consultations bidons… 30 ans ça suffit! Il faut une alternance à Talence, le renouvellement infini des mandats facilite la corruption et la professionnalisation de la politique, tout le contraire de ce que nous revendiquons.

Le collectif citoyen remet en débat ses propositions pour Talence. Il continuera à jouer son rôle en défendant ses propositions quels que soient les vainqueurs de l’élection par l’information, l’éducation, la mobilisation. Il sera avec les Talençais qui veulent développer le bien être collectif.

30 ans ça suffit !  Profession, homme politique. Trente ans de pouvoir, dans la même majorité municipale de droite, sans partage, sans alternance, depuis 1983. Trois mandats de Maire, 1995-2001, 2001-2008, 2008-2014, c’est aussi cela le cumul des mandats, le cumul dans le temps.

Six ans, le mandat électif le plus long de nos institutions républicaines avec celui des sénateurs, une éternité lorsqu’on le triple.

Le pouvoir très étendu d’un Maire, « un roi en son royaume » déterminant pour notre vie locale, notre quotidien, notre environnement.

Le pouvoir d’un patron de majorité, qui vous assure 80% des sièges au conseil municipal si peu que vous ayez une majorité dans les urnes, qui vous permet de gouverner pratiquement sans contrepouvoir.

On peut rêver mieux pour une démocratie moderne surtout lorsqu’elle est locale.

« Une ville c’est un laboratoire de la démocratie et du vivre ensemble » dit notre bon Maire, oui mais sans changer le patron, juste en faisant tourner les citoyens dans leurs tourniquets !

Durer.

Durer en politique c’est un objectif qui  finit par devenir une obsession, une maladie qui vide de son sens la démocratie, qui se nourrit de clientélisme, de copinage et de réseaux. Chez nous à Talence c’est M. Chamakh, footballeur et bâtisseur, ce sont les 600 000 Euros de subvention municipale pour l’Ecole des sports motorisés, les permis de construire à gogo pour quelques promoteurs immobiliers qui ont rempli notre commune d’immeubles de 5 étages et demi et de résidences hôtelières...

Durer en politique c’est aussi finir par ultra personnaliser la fonction, imposer ses vues, se complaire dans l’absence de débat contradictoire et démocratique.

Durer en politique, c’est faire  de la commune, son domaine, son territoire, son fief, conçu par vous, selon vos goûts, les administrés devant s’adapter.

Changer.

Changer c’est casser les réseaux constitués au long cours et ça fait un bien fou à la démocratie et aux citoyens.

Faisons un geste pour la démocratie locale, Talence a vraiment besoin d’alternance.

30 ans ya basta !          

Café philo Citoyen Talençais

la 3ème tribune citoyenne de Talence

Vous recevez chaque mois dans votre boîte aux lettres le « CITÉ MAGAZINE » de la Mairie de Talence et vous pouvez y lire en dernière page deux tribunes libres, celle des élus de la gauche talençaise jouxtant celle des élus du groupe majoritaire. Ces derniers, disposant de la version adverse plusieurs jours avant de rédiger la leur, peuvent donc répondre sur la même page sans crainte d’être contredits, assurés d’avoir le dernier mot. Maintenant, vous trouverez sur le blog du « Journal Dazibao », chaque fois que cela sera nécessaire, une « 3ème tribune libre citoyenne » qui remettra les Talençais dans le rôle d'arbitre, comme il se doit en toute bonne démocratie.

Tribune libre citoyenne d'Octobre 2013

Tribune libre du CCT de Mai 2012.

 

 

 

 

La démocratie

" La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement son bulletin dans l'urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis se désintéresser, s'abstenir, se taire pendant cinq ou sept ans. (...)

La démocratie n'est efficace que si elle existe partout en tout temps. Le citoyen est un homme qui ne laisse pas aux autres le soin de décider de son sort commun. Il n'y a pas de démocratie si le peuple n'est pas composé de véritables citoyens, agissant constamment en tant que tels "

Pierre Mendès-France ( la république moderne 1962 )