DOSSIER ECOLE JOLIOT CURIE A TALENCE
« Ceux qui, oubliant le passé, n’ont pas retenu ses leçons, sont condamnés à le revivre ». Voilà pourquoi nous avons considéré qu’il était utile de remonter le temps et de vous proposer une réédition du journal de l’ASJCT en V.O. retraçant une histoire talençaise de 7 années que nous aimerions ne plus voir se reproduire :
L’odyssée d’un espace public et de la restructuration du groupe scolaire Joliot Curie de Talence.
Si vous passez ou si vous vous promenez aujourd’hui, à pied ou à vélo entre le parc Peixotto et l’école Joliot Curie, si vous accompagnez vos enfants à cette école, vous le faites sur un espace public aménagé, tranquille et sans voitures où on a conservé le bâtiment patrimonial de la plus ancienne école publique de Talence. Même si nous sommes loin d’avoir fait triompher toutes nos idées de parents, d’administrés et de citoyens quant à l’aménagement du groupe scolaire et de son environnement, nous pouvons dire aujourd’hui à coup sûr que nous avons fait en sorte que le pire n’arrive pas.
En 1997. A l’occasion de la réalisation de la ZAC (Zone d’Aménagement Concerté !) du Centre ville, le pire était pourtant décidé et acté par la mairie : ouvrir une route à double sens de circulation automobile entre l’église et la mairie; détruire les bâtiments de pierre de la première école publique de Talence. Immédiatement, les parents d’élèves de l’école expriment leur opposition à ce projet mené sans concertation.
Avril 1998. Devant l’obstination de la mairie et la volonté un brin belliqueuse de passer en force, au mépris de la démocratie, les parents d’élèves de l’école maternelle et élémentaire Joliot Curie, décident de s’organiser. Ils se constituent en association : l’ASJCT (Association pour la Sauvegarde de l’école Joliot Curie de Talence) est née. Ses objectifs se résument en trois points : garantir la sécurité des abords et des accès du groupe scolaire, préserver la qualité de l’environnement, sauvegarder et rénover le patrimoine historique. En quelques semaines, nous sommes forts de 150 adhérents.
Mai 1998. L’enquête publique du projet mobilise l’ASJCT et ses membres, les parents et amis de l’école, les riverains et quelques premiers soutiens venus d’autres quartiers de Talence. Ils expriment nombreux, sur les cahiers de l’enquête, leur opposition au projet et l’argumentent.
Juin 1998. Un mois après la clôture de l’enquête, la commissaire enquêteur donne pourtant un avis partisan et scandaleux : elle ne tient pas compte de l’expression citoyenne, elle va dans le sens de la mairie et donne un avis favorable à la destruction de l’école et à la route. C’est pour nous un déni de démocratie insupportable, un de plus, dans une affaire où tout est utilisé pour nous écarter.
L’ASJCT décide de frapper un grand coup visible, pacifique et spectaculaire : à l’aube du lundi 29 juin 1998, l’école est emballée dans 300 mètres de papier blanc. On commence à parler de nous, un courant de sympathie et de soutien est en train de naître, nous en aurons besoin.
Octobre 1998. Nous sortons le premier numéro de l’écho de Peixotto, le journal de l’ASJCT distribué régulièrement au portail de l’école et aux riverains. Pendant 6 ans et 27 numéros il est l’outil privilégié de l’ASJCT pour informer les parents, alimenter le débat démocratique, réagir aux décisions de la mairie et faire des contre propositions.
Bienvenue dans l’odyssée Joliot Curie où vous suivrez, grâce à son journal, une association, l’ASJCT, menant un combat citoyen contre un maire et son équipe qui pensaient pouvoir aménager l’espace public à sa guise, selon une conception verticale et autoritaire de la démocratie.
Vous pourrez suivre les 27 séquences, présentées périodiquement et vous retrouverez l’ensemble du film dans la catégorie : « DOSSIER ECOLE JOLIOT CURIE ».
Gérard Clabé, associations ASJCT, Dazibao et VéloCiTal
Voici donc le premier chapitre de cette Odyssée : le No1 recto, verso et le No2 pour planter le décor. Installez-vous confortablement. Vous n'êtes plus en 2007, vous avez fait un bond de 10 ans en arrière. Nous sommes en 1997.
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